ENILIA - ENSMIC EPLEFPA de Surgères

Historique

L'École Française de Meunerie (EFM), d'abord située 2 rue Clotilde à Paris dans le 5e arrondissement, voit le jour en 1924 grâce à l'Association Nationale de la Meunerie Française (ANMF), à son président Henri CHASLES et à Marcel ARPIN, professeur dévoué. Sa vocation est alors de former des chefs d'entreprise. Elle est reconnue d'utilité publique dès le 30 juin 1925. La nécessité d'un enseignement, jusqu'alors délaissé au profit de la tradition, a amené tous les secteurs de la meunerie à réfléchir sur leurs propres outils de formation.

 

En 1928, l'Association est à la recherche d'un terrain propice à l'édification d'une école des métiers. C'est en 1938 que l'EFM s'installe dans le bâtiment nouvellement construit sur un terrain mis à la disposition par la ville de Paris au 16 rue Nicolas Fortin dans le 13e arrondissement. On y trouve un laboratoire de meunerie, un fournil d'essai pour les travaux pratiques des élèves. L'école est inaugurée le 11 novembre 1938 par Jean ZAY, ministre de l'Éducation Nationale. C'est à cette date que remonte la création de la section Normale ou "Métiers".

 

En 1780 déjà, Cadet de Vaux, chimiste agronome et économiste, déplorait la "routine aveugle". Pour donner satisfaction à l'utilisateur de la farine, il fallait procéder aux nombreux contrôles nécessaires : analyses de laboratoire et tenue de comptes.
Petits et grands moulins s'adressent à l'EFM. On peut voir dans les archives de l'école, un graphique représentant 6000 analyses faites, par exemple durant l'année 1934, pour le compte de l'industrie meunière. La documentation abondante mise à la disposition de tous les intéressés, fait que l'école devient un foyer de perfectionnement précieux, sans équivalent, pour l'ensemble de la profession.

 

En 1949, l'Association des Anciens Élèves de l'EFM organise des journées techniques, professionnelles qui prendront de plus en plus d'importance au fil des ans. Ces journées réunissent tous les secteurs de l'interprofession céréalière (organismes stockeurs, coopératives agricoles, minoteries, semouleries, maïseries, biscotteries, biscuiteries, fabriques de pâtes alimentaires, fabriques d'aliments composés pour animaux, laboratoires, cabinets d'ingénierie, constructeurs de matériels). On y présente les caractéristiques techniques des blés récoltés dans l'année en offrant des débats fructueux sur des sujets divers comme l'importance du nettoyage des blés ou l'utilisation de nouvelles enzymes dans la panification française.

 

Jusqu'en 1971, la section Normale délivrera, après deux ou trois ans d'études, un brevet d'enseignement industriel (BEI meunier).

 

En 1971, l'EFM obtient le statut d'école publique et est appelée École Nationale Supérieure de Meunerie et des Industries Céréalières (ENSMIC). Elle décerne un Brevet de Technicien (BT des Industries des Céréales) et un Brevet de Technicien Supérieur (BTS des Industries Céréalières) comportant trois options :

  • Meunerie (transformation des grains en farine et semoule)
  • Alimentation Humaine (boulangerie, biscotteries industrielles, pâtes alimentaires)
  • Alimentation Animale (fabrication des aliments).

 

En 1991, une formation d'Ingénieur est créée en partenariat avec l'Université Paris VI Jussieu.
Peu après sont ouvertes trois Formations Complémentaires d'Initiative Locale (FCIL) amenant les étudiants à bac +3. Les domaines de formation sont axés sur l'action commerciale, l'assurance qualité ou la gestion industrielle. Ces formations n'étant pas renouvelées à la rentrée 2004, une FCIL unique est ouverte par mesure transitoire dans l'attente d'une Licence Professionnelle préparée en partenariat avec le Conservatoire National des Arts et Métiers (CNAM).

 

L'ENSMIC forme donc un personnel de plus en plus qualifié (techniciens, cadres supérieurs, ingénieurs). Elle est également un centre technique et d'analyses au service des professionnels avec un centre de documentation sur la filière blé - farine - pain et les industries céréalières.

 

Enfin, avantage et non des moindres, l'ENSMIC a su créer un réseau d'anciens élèves très efficace. Diplôme en poche, l'étudiant n'aura guère de problème pour trouver un travail grâce au service de placement de l'AEMIC (Association des Anciens Élèves de la Meunerie et de Industries Céréalières).

 

L'ANMF et l'AEMIC font paraître cinq fois par an "Industries des céréales", véritable revue scientifique de la profession.

 

NOUVELLE TUTELLE

L'année scolaire 2005-2006 voit de grands bouleversements pour l'école. La convention entre le Ministère de l'Éducation Nationale et l'Association Nationale de la Meunerie Française cesse fin mars 2006. Du 1er avril au 31 août 2006, le Ministère de l'Agriculture et de la Pêche prend le relais pour un statut qui reste celui d'école des métiers.

 

A partir du 1er septembre 2006, l'ENSMIC devient un établissement public centre constitutif de l'ENILIA à Surgères.